Qui est John Ruskin ?

John Ruskin (1819-1901) est un écrivain, critique d'art et réformateur social anglais, il est l'une des figures marquantes de l'ère victorienne, celle des grands progrès, économique, scientifique et technologique, jamais réalisés jusqu'ici, mais aussi celle des grandes difficultés, surtout au plan social. Charles Dickens parle précisément de Hard Times, de temps difficiles. Il pointe du doigt le versant négatif de la révolution industrielle, son prix social et culturel très élevé. 
C'est dans ce contexte trouble, socialement asphyxiant et moralement insupportable que John Ruskin intervient aussi et autrement. Il le fait par devoir religieux, par un impératif à la fois moral et humain. Ses réflexions sur l'art étaient bien accueillies par l'opinion victorienne, tandis que ses idées économiques et sociales, en particulier, étaient jugées hostiles par la pensée unique, par les tenants du libéralisme. Ce fut le cas de son ouvrage séminal Unto This Last publié en décembre 1860, où il attaque frontalement l'économie politique classique. 
Unto This Last (1860) est un traité d'économie politique qui bat en brèche l'idéologie libérale dont les doctrinaires sont Adam Smith, John Stuart Mill et David Ricardo, entre autres. Les théoriciens de ''la science lugubre'' sont responsables, aux yeux de Ruskin, non seulement des disfonctionnements de l'économie, de l'énorme fossé  des inégalités socioéconomiques et de la misère désastreuse de la classe ouvrière, mais aussi de la faillite morale de la société anglaise qui a fini par se rendre au  sacre de l'argent et son corollaire qui est  le culte du profit. 
Selon ce réformateur social, élevé dans la foi protestante, l'école classique est à l'origine de la crise de l'ordre socioéconomique post-révolution industrielle et, par-dessus tout, elle s'était gravement trompée, sur la nature de la richesse, car il n'y a de richesse que la vie, ''there is no wealth but life''. 
La réforme que John Ruskin propose pour rétablir les équilibres sociaux rompus ou pour alléger la souffrance des plus pauvres, est un humanisme social, des valeurs universelles valables partout où la justice sociale fait défaut, partout où les égoïsmes font la loi et enfin partout où l'industrialisation porte préjudice aux hommes et à la nature. Et toute sa pensée politique, dans sa complexité, n'est qu'une recherche effrénée du bien-être de l'homme, une tentative d'insuffler la solidarité parmi les humains, ainsi qu'une manière bien pensée d'exhorter au respect de leur dignité et de promouvoir la notion de l'État providence, nécessaire à plus de justice sociale. Cette pensée est sociale parce qu'elle vise à améliorer les conditions de vie des classes défavorisées, et elle est politique parce qu'il s'agit d'une réforme qui cherche à définir les contours d'un projet de société juste et pérenne.
Certaines des idées-force de Ruskin sont l'enseignement gratuit, les pensions de retraite, les logements sociaux, les espaces verts autour des villes, le développement durable, etc. Ainsi, en Angleterre, Ruskin a exercé une grande influence surtout sur les Fabiens, sur le Labour Party et sur des intellectuels comme William Morris (1834-1896), l'un de ses meilleurs disciples et continuateurs. 
Son influence a touché encore d'autres hommes d'envergure comme Mahatma Gandhi. La grande âme avait complément changé de cap et de vie au premier contact avec la littérature ruskinienne. Gandhi raconte ici comment il a reçu Unto This Last.  Ce fut le coup de foudre :
''Impossible de m’en détacher, dès que je l’eus ouvert. Il m’empoigna. De Johannesburg à Durban, le parcours prend vingt-quatre heures. Le train arrivait le soir. Je ne pus fermer l’œil de la nuit. Je résolus de changer de vie en conformant ma nouvelle existence aux idées exprimées dans cet ouvrage.'' 
De même, en France, Marcel Proust était, lui aussi, tombé sous le même charme de l'idéologue anglais. Son esprit prit un sérieux coup, il écrit : « Mon admiration pour Ruskin donnait une telle importance aux choses qu'il m'avait fait aimer qu'elles me semblaient chargées d'une valeur plus grande même que celles de la vie. » 
 
Le ruskinisme
John Ruskin était un romantique de grande sensibilité poétique et religieuse. Il s’était battu pour des ‘’principes, souvent vrais, toujours généreux, qui prêtent à des développements lyriques et à des assertions morales’’ . Il avait vécu comme un choc les difformités du système capitaliste. Par sa plume profuse, son esprit réformateur et ses positions avant-gardistes, il s’était engagé à amortir les effets négatifs de ce système inique et paupérisant, ce qui lui avait valu le qualificatif de prophète mais aussi de révolutionnaire. Il est même communément admis que l’inspirateur principal de Lénine ne fut pas Karl Marx mais Ruskin lui-même.  
Ruskin était aussi de ceux qui avaient mobilisé une verve considérable pour un monde reconstruit sur de nouvelles bases de justice sociale, d’harmonie et de bonheur pour tous, des idéaux pour l’avènement d’un État providence et pour l’éclosion d’un homme nouveau.
⮚ Le socialisme ruskinien
Plusieurs idées forces ruskiniennes sont passées du stade de pures spéculations à celui d’éléments de l’arsenal législatif et de la vie politique de son pays. « It was Ruskin who kindled a great part of the spiritual enthusiasm which was to lead the nation into many new paths.  
En effet, Ruskin fut l'inspirateur des lois protectrices de l’environnement, le père de l’assurance maladie pour les plus âgés, l’avocat d’une courte journée de travail joyeux offert en sacrifice, rémunérée suivant un esprit de justice et non selon la loi de la concurrence, et dans les meilleures conditions possibles. 
Au plan économique, il soutenait l’équilibre entre le capital et le travail. La richesse, de son point de vue et contrairement à l'école classique qui adopte le principe : «each for himself and the devil take the hindmost»   doit être partagée et utilisée à bon escient pour le bien-être de l’homme, son accroissement égoïste est dangereux à plus d’un titre, il est source d’orgueil, de mercantilisme antisocial et surtout du culte de la force. Et parce qu'il existe toujours de grosses disparités matérielles, alors, d'un point de vue ruskinien, ceux qui sont nantis ''should not crush the poor but guide them and help them''. 
Pour le bien commun et pour une meilleure régénérescence sociale, le ruskinisme va s’adresser, d’une part, aux hommes d’affaires, les possesseurs de la richesse matérielle, pour leur recommander plus de responsabilité sociale, le bien général doit primer sur les intérêts particuliers, et d’autre part, à l’État pour plus de paternalisme.
Ruskin confère à l’État un rôle de promoteur et de guide. Le ‘’laissez-faire’’, faut-il le rappeler, est ce principe du libéralisme économique selon lequel le système économique doit s’affranchir de l’intervention gouvernementale et se laisser mener par les forces du marché que ‘’la main invisible’’ comme par enchantement orientera vers un équilibre entre tous les acteurs économiques de façon à ce que chacun trouve son intérêt, du plus petit et moins puissant au plus grand et plus puissant des intervenants dans l’opération mercantile. Or, du point de vue de Ruskin, le libre cours à la concurrence pénalise les acteurs de santé financière fragile comme les petits commerçants qui sont les plus nombreux au marché, et par ailleurs avantageux pour les riches hommes d’affaires. 
La coopération serait de la sorte plus bénéfique que la concurrence si toutefois l’État assurait le bon fonctionnement des grands services publics, quand il prend sur lui la responsabilité ’’de fixer des normes générales, d’établir un cadre législatif dans lequel s’exerce les responsabilités des corps intermédiaires’’  , c’est-à-dire, les partis politiques, les entreprises, les syndicats, les chambres de commerce, d’agriculture et d'industrie, entre autres groupes sociaux et humains, relai entre l’individu et l’État. 
En vue de sa théorie du ‘’social betterment’’, Ruskin met en œuvre la notion ‘’ d’unité de participation’. Il propose la création de ‘’guildes’’ pour fuir l’esprit mercantile de l’industrialisme moderne et proposer un autre choix que la production de masse. 
Dans cet esprit Ruskin préconise la mise sur pieds d’Ateliers nationaux pour assurer la production des objets de consommation ou d’usage courant et permettant aux chômeurs d’obtenir du travail moyennant un salaire fixe pour chaque métier  . Les bénéfices de ces ateliers nationaux permettraient de lever des fonds d’aide aux plus pauvres. 
Le ruskinisme prévoit encore de nationaliser les services publics pour assurer des revenus à l’État, il s’agit, entre autres des grands services, comme les transports. Dès lors que l’Etat assure le transport du courrier, il pourrait de même inclure les marchandises et les personnes. Toutefois, les entreprises privées sont libres d’amasser de la richesse, à condition d’éviter les gains spéculatifs   , car l’État a le devoir moral et politique de protéger les plus fragiles en assurant tous les équilibres sociaux nécessaires au bien-être commun. 
Par ce vaste programme de service public et de mutualisation des moyens économiques, John Ruskin fait figure de “’state socialist”, de la lignée de Lassale ou Sismondi et s’inscrit dans la tradition des tenants du ‘’Welfare State’’.  
 
The Welfare State
Apres la mort de John Ruskin sa pensée a trouvé dans son pays un champ d’application appelé ‘’Welfare State’’ ou État-providence, une forme étatique à forte dose sociale conçue au bénéfice des citoyens et en contradiction avec l’esprit libéral qui confine l’État à ses fonctions régaliennes, ordre public, sécurité, etc. 
L’expression ''welfare state'' est un concept apparu avec la publication du Rapport de Sir William Beveridge sur ''l’assurance sociale et les services connexes'' adressé au gouvernement britannique en 1942 où il expose les principes des nouvelles politiques sociales britanniques. L'approche de Beveridge vise à généraliser la protection sociale, de l'assurer au-delà de la classe ouvrière pour couvrir l'ensemble de la population. Aux termes du rapport, tous les citoyens britanniques pourront bénéficier au même pied d'égalité  des mêmes prestations sociales en matière d'éducation, de logement, de santé, ainsi que des pensions de retraite.  
Historiquement, sous le règne d’Élisabeth I(1601), l’Angleterre avait déjà pris en charge les indigents de son territoire et s’était doté d’une législation appelée ‘’Poor Laws’’ ou « Lois sur les indigents » destinées à venir à la rescousse des plus pauvres dans un contexte de crise économique aiguë caractérisée par le chômage et la famine à grande échelle.
Il s’agissait alors d’un système d’assistance sociale confiée aux paroisses. Il restera en vigueur pendant plus de deux siècles et demi avec cependant quelques perfectionnements. Il subdivise la population vulnérable en trois catégories : les sans domicile fixe, les chômeurs techniques et les désespérés. Selon les lois sur les indigents, les collectivités locales pouvaient lever des impôts pour financer des maisons de charité et des ‘’workhouses’’ afin de nourrir, loger et offrir du travail aux nécessiteux. Tous ceux qui étaient aptes parmi les pauvres et refusaient de travailler étaient envoyés soit dans une maison de correction, soit verbalisé.  
Malgré leur dimension philanthropique, les lois sur les indigents n’étaient pas à l’abri de critiques. Certains y voyaient une prime donnée à la fainéantise: ‘’a premium to idleness, improvidence, and profligacy, presses with the greatest severity on the most impoverished districts, and oppresses the industrious for the sake of the idle."  Charles Dickens, les considérait dans Oliver Twist  comme des « dépôts de mendicité », certains sont plus sévères et les qualifiaient de ‘Prisons for the Poor’ et d’autres les jugeaient comme une volonté des Tudors de contenir les masses paupérisées et du coup fermer la porte devant les élites qui chercheraient à les instrumentaliser à des fins politiciennes. 
L’organe d’exécution des ‘’Poor Laws’’ était l’Église, l’État, lui, va plus tard et dans un esprit similaire métamorphoser cette action en Etat-providence pour assurer au bénéfice de ses citoyens, des droits comme le salaire minimum, les assurances chômage, l’accès universel à l’éducation ainsi que des fonctions comme la sécurité sociale contre les risques et aléas de la vie, l’aide sociale pour une distribution plus équilibrée des richesses vers les plus pauvres et les systèmes de santé publique, entre autres. 
En conséquence, la recherche de la justice sociale à travers la solidarité sans laquelle la sécurité face aux risques majeurs que sont la vieillesse, la maladie et la perte d’emploi n’est possible et sans laquelle aucune paix civile durable n’est envisageable. 
Les travaillistes pour assurer le bien-être du citoyen britannique avait initié après la fin de la seconde guerre mondiale un programme socialiste dont les mesures phares étaient les allocations familiales, l’assurance retraite, l’assurance chômage, les congés de maladie, et le ''National Health Service'' , en plus du plein emploi rendu possible par l’action conjointe du gouvernement et des syndicats en direction des secteurs générateurs d’emploi. 
L’économie politique ruskinienne a toujours été axée sur le bien-être humain. Quand le mercantilisme enseigne l’accumulation de la richesse dans des mains individuelles, le ruskinisme considère que la richesse elle-même n’est que la production, la préservation et la distribution des choses utiles et plaisantes contribuant au bien-être des hommes et qu’elle n’est possible que par l’exploitation de l’énergie des masses laborieuses : ‘’large fortunes cannot honestly be made by the work of any one man’s hands or head…some method of taxing the labour of others’’.   
L’extension du rôle de l’Etat permettra une meilleure distribution des richesses et l’accès aux biens fondamentaux : santé, éducation, assurance afin de rendre les membres de la société moins inégalitaires.
 
⮚ La formation de l’homme nouveau
 
         L’un des grands soucis de John Ruskin était comment participer à l’éclosion de la société ‘’des hommes nobles et heureux’’ dans un univers en perpétuelle matérialisation où l’intellectuel fascine beaucoup moins que le matériel. Comment était-ce possible de changer les choses, façonner les hommes et faire naître la société idéale ? 
En grand pédagogue, Ruskin définit l’éducation comme remède et la désigne comme leviers pour agir sur les hommes de son temps, car jusqu’ici le système éducatif n’a rien fait que refléter ‘’all the representative vices of industrial society” .
Il va falloir ensuite assigner à l’œuvre éducative la mission de soigner tous les défauts dont peut souffrir la société qu’ils soient de l’ordre social ou de l’ordre économique. Pour ce faire, il a publié un premier exposé de ses idées en matière d’éducation dans un appendice au troisième volume des “ Stones of Venice » qu’il a continuellement amélioré pour pouvoir cerner les tenants et les aboutissants de cette problématique. 
Ruskin estimait que la pauvreté était responsable de l’affaiblissement de son pays et qu’un pays n’est viable que s’il génère de bons citoyens en mesure de se prendre en charge et capables de produire ce qui est utile pour le bien-être commun. Il aspirait à un monde meilleur et non à une société toujours plus riche mais une autre qui dit : "these are my jewels", ceci est le produit de mon œuvre éducative.   
En effet, le changement au niveau social passe nécessairement par la mise à niveau des hommes par le truchement d’un système éducatif adapté offrant aux éducateurs et aux formateurs des tout jeunes ‘’un moyen d’agir sur le corps social et, en même temps, permet à celui-ci d’adapter les individus à ses fins’’ en leur inculquant un enseignement de qualité socialement et professionnellement orienté.  
Quelques expériences historiques viennent appuyer cette approche. L’on sait en revisitant l’Histoire que les spartiates voulaient une nation de soldats et ils mettaient l’accent sur l’éducation physique, l’accroissement du courage et la stricte obéissance de la loi. 
Les Chinois qui voulaient conserver leurs anciennes coutumes et traditions enseignaient à leurs enfants les préceptes anciens. Et les Athéniens, pionniers de la démocratie, préparaient leurs jeunes générations à cet exercice en mettant l’accent sur l’instruction civique, morale et culturelle sans oublier l’éducation physique nécessaire aux citoyens qui s’en donnent à cœur joie aux loisirs et aux sports. 
Malgré cela, Ruskin fait la différence entre l’érudition et l’éducation’’, entre une ’tête bien pleine’’ et une ‘’tête bien faite’’ parce que l’objectif ultime de l’éducation est la formation morale, ‘’all education must be moral first, intellectual secondarily’’ , donc aller au-delà des faits et poursuivre des idéaux pour une meilleure vie. Autrement dit, il s’agit de façonner les hommes, de les outiller pour agir et non de leur dispenser un enseignement livresque figé :
 
 
‘’Education was not the acquisition of knowledge; it was primarily the cultivation of noble character. It was not to teach people something they do not know before; it was to make them something they were not: to persuade them to act as they have not acted’’  
 
Davantage, Ruskin voulait aussi que l’éducation aille au-delà de sa dimension morale, parce que la formation doit selon un ordre des priorités qui lui est propre avoir et servir des buts sociaux. En conséquence, elle doit pouvoir aider aux choix des hommes qu’il faut, selon le domaine de prédilection de chacun d’eux. Ceux-ci doivent se spécialiser et rester dans leurs champs d’expertise pour être efficace, et heureux. Il dit dans ‘’Stones of Venice’’: ‘’ A man is not educated …because he can read Latin or write English…but he is only educated if he is happy, busy, beneficent, and effective in the world’’  
L’objectif de toute formation doit viser l’épanouissement de la personnalité de l’enfant. Toute instruction et tout enseignement doivent avoir pour finalité l’éclosion de ‘’souls of good quality’’, c’est-à-dire, des êtres véridiques, humbles, corrects, aimant Dieu et spirituellement impeccables. Cependant, Ruskin met un accent particulier sur les matières pratiques, l’homme doit se cultiver : avoir des connaissances sur le monde, étudier l’histoire naturelle, la religion et la science politique.
Son enseignement s’articule autour de deux axes majeurs : la prépondérance de l’idéal éthique dans l’orientation de la formation ainsi que le besoin d’une étude rigoureuse de la nature et de la vie humaine. 
Une bonne formation pour un meilleur ordre social requiert des hommes réfléchis et avertis, car ‘’there is only one cure for public distress, and that is public education, directed to make men thoughtful, merciful and just’’ . Plus elle est pratique, plus la formation de l’homme sera utile et efficace, chacun doit necessairement apprendre un métier pour le bien commun :
 
‘’…to teach a child noble arts and crafts not only gave him a greater power of expression, not only new interests in life, with new standards of taste and judgement, but also forged an instrument of social reform giving the pupils so educated a truer outlook upon life and its problems’’. 
 
C’est bien cela la réussite et l’ascension sociale, le vrai ‘’gospel of getting on’’ et non ce qui est communément défini comme étant la finalité de l’œuvre éducative : parvenir en obtenant un travail bien rémunéré ou satisfaire une ambition sociale. Une éducation réussie est celle qui permet le nivellement social, les hommes étant formés pour être mutuellement utiles : 
‘’what is sought is an education which shall keep a good coat on my son’s back, which shall enable him to ring with confidence the visitor’s bell at double-belled doors, which shall result ultimately in the establishment of a double-belled door to his own house’’. 
 La formation de l’homme nouveau est la somme de l’instruction et des connaissances pratiques qu’il acquiert mais aussi celle des bonnes habitudes, de l’espoir et la foi gagnés. Etre utile demeure pour Ruskin une aptitude à l’égard de la société et une prise de conscience de son rôle en son sein. 
 
Ould Sneiba Ely. Influence Politique de John Ruskin en Afrique :
L’exemple d’Ujamaa de Julius Nyerere.
Éditions Universitaires Européennes, 2019.

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