Un ancien ministre réclame un changement constitutionnel en vue d'un 3ème mandat présidentiel pour Aziz

Pas mal de voix s’élèvent de plus en plus, réclamant un changement constitutionnel pour permettre au président Mohamed Ould Abdel Aziz de se présenter à un troisième mandat consécutif, à l’occasion des élections prochaines. De son côté,  l'opposition dite "boycottiste", comme Ahmed Ould Daddah et compagnie, surfe sur la même vague mais en ramant dans le sens opposé : elle s'y oppose et fait de la question l'une de ses armes principales, en accusant à tort et travers le Président de la république de vouloir changer la constitution en vue d'un troisième mandat , alors que lui a toujours écarté cette perspective, notamment  lors de la clôture du dialogue national inclusif.

N’empêche !  Ses fans et partisans ne voient pas forcement les choses comme lui. Et c’est leur plein droit.

Parmi eux,  le Dr Abdellahi Ould Nem. Cet ancien ministre n’a jamais laissé planer le moindre doute sur son engament auprès du président Aziz; comme il s'est toujours opposé à la limitation du nombre des mandats présidentiels. Son papier suivant est encore on ne peut plus clair à ce sujet. 

 

"Un  troisième  mandat  présidentiel :   pour  renforcer  les  acquis  et  sécuriser  l’avenir.

Certains  milieux  politico-politiciens,  enfermés  dans   une  vision  râpée  et  hiératique ,   lancent systématiquement  leur   cri  d’orfraie à  chaque  fois  que  le  troisième  mandat  présidentiel  est  évoqué.   Comme  s’il  s’agissait  d’un  sacrilège. Comme  si  nos  textes  institutionnels  ne  doivent  pas  être  constamment   au  diapason  des  aspirations  et  du  désir  de  nos  citoyens,  c’est  à  dire  au   besoin,actualisés,  révisés, adaptés  au langage  du  temps  et  à  nos  propres  conditions,  tel  un  corps  se  défait  d’un  vêtement  qui  ne  lui  sied  plus, trop  vieux,  trop  usé.Comme  s’ils  ne  doivent  pas  être,  malgré  leur  aspect   commun   avec  les  sociétés  modernes,  l’émanation  de  nos  conditions  spécifiques  et  des  choix  exclusifsdes  citoyens   de  notre  pays.

Une  position qui    traduit ,  de  la  part   de  ses  auteurs,  une  passion  outrancière ,  un  certain  snobisme  politique  et   juridique, un   suivisme  inconsidéré   de  théories  juridiques   concoctées   ailleurs ; qui   heurtent  de  plein  fouet  la  souveraineté  du  peuple, la  pierre  angulaire  de  la  démocratie ; et  qui   sont    une  restriction  démocratique dictée   parune  sorte  de  méfiance  quant  à  la  capacité  naturelle  de  discernement  de  notre  peuple  jugé   immature  pour  s’acquitter  de  son  droit  d’élire.

Une   restriction  démocratique   indigne  surtout   pour  un  peuple  comme  le  nôtre  pétri  de  culture   et   de  bon  sens,  capablede  faire  la  juste  part  entre  le    bon   grain  et  l’ivraie, le  froment  et  la   paille  destinée  au  feu ;  et   par  conséquent   capable  de  faire  le   bon  choix  pour  élire  le  président  capable  de  mener  à  bien  la  mission  qui  lui  est  dévolue.  Une  restriction    aberrante  qui  l’empêche  de  confier  cette  mission  à  celui  qu’il  connait   parfaitement  pour  l’avoir     dirigé  pendant  deux  mandats  consécutifs ;  celui   qui  a  façonné  notre  histoire  présente,  qui  a  métamorphosé   notre    pays    par  ses  réalisations  incommensurables,   qui  a  redonné  à   la  Mauritanie   sa  place  que  lui  confère  sa  position  géostratégique,  qui   nous  a  imprimé     un  horizon   collectif,   un  destin   serein  et  prometteur  dans  une  région   particulièrement  trouble.

Des  acquisqui  n’ont  pas  été  le  fruit  du  hasard,  mais     obtenus  de  haute  lutte  grâce  à   la  mise  en  œuvre  d’un  paradigme    fondé  sur  l’interaction   organique  réussie  entredémocratie, développement  et  sécurité ; paradigme   savamment  mis  en  œuvre  par  le  président  Mohamed  Ould  Abdel  Aziz  depuis  2008, et  qui  doit  être  préservé  et  renforcé  dans  l’intérêt  bien  compris  de  La  Mauritanie.

 Car  la  démocratie   isolée   reste  une  « luxueuse  abstraction »,  une  plante  fragile,  constamment  menacée   tant  que  les   citoyens  ne  vivent  pas  ses  retombées    quotidiennes  par  le  biais  d’un  développement  socio-économique  dans  un  Etat  fort, distributeur  des  richesses ; car  la  démocratie    s’évanouit  et  meurt   là  où  l’Etat   n’est  plus  capable  d’assurer  à  ses  citoyens   la  sécurité  dans  leur  vie  quotidienne ; car  la  sécurité  est  la  condition  sine  qua  none  pour  tout  développement  et  pour  toute  démocratie  pérenne.

Mais  un  tel  édifice  reste  vulnérable  dans  un  pays  où  la  prégnance  des  identités   primitives   et  antinomiques  à  l’ édification  d’un  Etat  moderne,  comme  l’ethnicisme, le  tribalisme  et  le  régionalisme,  sont  encore  vivaces ;    dans  une  région  devenue  un  terrain  de  prédilection  pour  l’extrémisme  de  tout  acabit ; dans  un  monde  qui  ne  cesse  d’être  illisible  et  imprévisible  où  seule  les  étoiles  authentiques,  et  non  filantes,  sont à  même  d’éclairer  l’avenir  des  peuples  et  des  nations.

Pour  la  Mauritanie, seul  le  président  Mohamed  Ould  Abdel  Aziz  est  à  même  aujourd’hui    deremplir  pleinement  ce  rôle   en  continuant   cette  stratégie réussie  qui a  démontré  toute  sa  pertinence,  sa  validité   et  son  utilité   pour  notre  pays   devenu  un  exemple   de  réussite régulièrement  cité  en  dehors  de  nos  frontières.

Docteur   Abdallahi Ould   Nem"

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