La fête sans chinoiseries !

Quand on force un peu trop sur le raisonnement pour faire des comparaisons ou rapprochements soi disant " politiques, littéraires ou artistiques" afin de fabriquer des chinoiseries dans le but de dénigrer, cela s'appelle : raconter des ragots.

On peut en effet, s'opposer au régime politique mauritanien, on peut critiquer le Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, ainsi que toute autorité publique, mettre en question leurs choix, s'agissant notamment des hommes qui les entourent. On doit même le faire assez régulièrement selon les contextes.

En s'y livrant, on doit toutefois dévéloper un discours qui tient la route, un discours qui respecte l'opinion adverse, un discours qui évite à son auteur d'apparaître comme quelqu'un d'aveuglé par la malveillance à l'égard de ses propres compatriotes ou d'autres hommes ou femmes valeureux qui se trouvent projetés au devant de la scène grâce à leurs qualités, leur don et leurs oeuvres.

Les mérites et talents littéraires et artistiques de Mbarek Ould Beyrouk et d'Abderrahmane Sissako, par exemple, ne sont pas à démonter. Par contre, ceux qui tentent mechamment de les mettre en doute, eux, ont besoin de prouver quelque chose, de se faire connaitre sur la scène culturelle.

C'est probablement pourquoi ils font recours aux commérages. Qu'ils voient noir partout, ou qu'ils voient rouge le plus souvent, c'est qu'ils sont atteints d'un genre très particulier de daltonisme qui a pour nom : jalousie ou haine.

Son traitement : savoir qu'il ne suffit pas de s'attaquer aux grands pour devenir grand.

Mais j'ai peur qu'ils ne choisissent pas ce bon remède, préférant d'autres "chinoiseries". Un mot dont ils usent et abusent, et que certains rappellent aujourd'hui dans un esprit plutôt malsain en vue de gâcher la fête.

Seulement, le jury du prix Ahmadou-Kourouma s’en moque. Son président, le professeur Jacques Chevrier, et ses six amis ( liste et photo jointes), tous appartenant au grand monde de la littérature et de la culture mondiales, ont couronné « le tambour des larmes », cette "belle voix d'auteur" écrite par notre compatriote Beyrouk. Un choix relayé et salué par la presse et par les critiques. Et les Mauritaniens s’en félicitent.

 Les très rares personnes qui peignent cet événement heureux en noir, au lieu de le voir sous ses couleurs joyeuses, doivent changer de lunettes. Sans quoi ils resteront victimes de leur "daltonisme idéologique", à l'écart de la fête. Ce serait dommage pour eux !

El Boukhary Mohamed Mouemel

 

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Jury du Prix Kourouma 2016

Président : Jacques Chevrier Professeur émérite à la Sorbonne et président de l'ADELF, association des Ecrivains de langue française.

Membres du jury :

  1. Christine Lequellec Cottier Maître d’enseignement et de recherche 1 UNIL – Faculté des Lettres Section de français, littératures francophones
  2. Isabelle Rüf Critique littéraire pour Le Temps et Espace 2
  3. Catherine Morand Journaliste suisse, ayant travaillé pendant plusieurs années en Afrique de l'Ouest
  4. Romuald Fonkoua Professeur des universités, Directeur du Centre International d’Études francophones (CIEF), Université Paris-Sorbonne
  5. Boniface Mongo Mboussa Critique littéraire et professeur de littérature francophone a Sarah Lawrence collège de Paris
  6. Nétonon Noël Ndjékéry Ecrivain et informaticien

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