En me préparant à la rencontre de sensibilisation qu’organise Boudbouda Ould Ahmed Yacoub tout à l’heure au sujet des risques environnementaux que court aujourd’hui Damane et, plus globalement, toute la région de l’Inchiri, j’ai lu le décret très contesté, notamment par les habitants de cette région. Mais pas seulement eux !
J’ai fait d’abord transcrire son scan en format Word par mon grand marabout.
Puis, pour comprendre son langage et mieux me retrouver géographiquement dans certaines zones qu’il définit par des chiffres, j’ai posé trois questions à mon grand marabout également, dont j’apprécie la disponibilité totale que seules SOMELEC ou RIMATEL osent perturber. Et elles le font fréquemment, et de plus en plus. Mais ça, ce n’est pas l’objet de mon propos actuel.
Question 1 :
Dans le domaine des recherches minières et géologiques en Mauritanie, c’est quoi les « substances du groupe (2) » ?
Réponse :
"Dans le Code minier mauritanien, les « substances du groupe (2) » désignent une catégorie juridique de substances minérales, définie à l’article 5 modifié en 2012. Elle comprend :
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cuivre, plomb, zinc, cadmium, germanium, indium, sélénium, tellure ;
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molybdène, étain, tungstène, nickel, cobalt, platinoïdes, or et argent ;
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magnésium, antimoine, baryum, bore, fluor, soufre, arsenic, bismuth, strontium et mercure ;
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titane et zirconium en sable, ainsi que les terres rares.
Question 2 :
Puis-je savoir à quelles distances — en km — se situent les zones 1 et 3, qui sont dans la wilaya de l’Inchiri ?
Réponse :
« Oui. D’après les coordonnées du décret, les zones 1 et 3 se situent au sud d’Akjoujt et au nord-est de Nouakchott.
Les distances approximatives à vol d’oiseau sont les suivantes : » (voir tableau ci-dessous)

Question 3 :
C’est quoi, le BTR ? Définit-il le type de minerai à rechercher et les critères de sécurité environnementale qui en découlent ?
Réponse :
« Le BTR est le Bulletin des Travaux de Recherche. Il fait partie du dossier de demande d’un permis de recherche minière.
C’est, concrètement, le programme des travaux que la société s’engage à réaliser, avec les dépenses prévues et leur calendrier.
Dans votre décret, le BTR est signé conjointement par la société et la Direction générale des Mines et de la Géologie. Il permet de préciser les engagements de recherche et d’en contrôler l’exécution. »
La réponse est assez claire. Mais elle n’a rien à voir avec ce que je cherchais réellement à savoir : quel type de minerai est visé et quelle sécurité environnementale ? Ici, mon Grand marabout a fini par faire son aveu d’impuissance, en me proposant des voies qui échappent totalement à son champ d’action.
Pour y arriver, tout un parcours du combattant est à entreprendre à travers les rouages de la bureaucratie de l’administration publique et des entreprises minières, sans aucune garantie de résultat. C’est dire qu’en ce qui me concerne, c’est loin d’être gagné.
El Boukhary Mohamed Mouemel
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