Un seul mot qui vaille : pardon.

J’ai parfois la certitude que des gens m’ont fait du mal, parfois beaucoup de mal. Sciemment.

 Ai-je raison d’être aussi catégorique et de les traiter en conséquence ; c’est- à-dire  avec méchanceté ?

Certainement, dans certains cas... mais pas toujours ; dans beaucoup d’autres circonstances, le doute est permis.

Peut-être que je me projette sur ceux que j’accuse, à tort ou à raison, en les percevant à travers certaines sensations que me renvoient de fausses interprétations de mon rapport à l’autre.

 Comme j’ai dû faire du mal à autrui, à des moments de ma vie, une certaine logique vindicative me souffle fréquemment à l’oreille : « Monsieur tel, ou Mme telle, ou tel groupe, ou tel autre, t’ont fait du mal. Et il faut le leur rendre, les haïr, les punir... »

Mon désir est que je reste le plus ouvert possible, mais aussi que je sois hermétique à ce genre de discours qui sème la discorde, la zizanie… qui nourrit la haine, ronge la confiance en soi et détruit le bien être intérieur. Mes vœux et mes souhaits pour le nouvel an est qu’Allah nous en préserve.

 Je les formule en direction de tout le monde : moi-même bien sûr, mes amis ; mes « ennemis » ; mais aussi nos hommes politiques et leaders d’opinion : pouvoir, opposition, médias... J’aurais pu citer leurs noms  : Balas ou PMCTawassoul (que je félicite au passage pour le succès de son dernier congrès) ; Ahmed Ould Dddah ou RFD ; Bouamatou ou Mondafrique et Sheerpa de William Bourdon ; UFP ou Mohamed Ould Moloud ; Boydiel ou El Wiam ; Aziz ou URP ; Naha ou UDP…. Mais la liste sera trop longue, et forcement incomplète.

A tous, ceux que j’ai cités et tous les autres, je souhaite une année 2018 où le seul mot qui vaille vraiment est : pardon.

Amen.  

El Boukhary Mohamed Mouemel

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